vendredi 15 mai 2009

HAAC : Ne pas se tromper de vote

Il y a beaucoup de candidats qui aspirent à être conseiller à la HAAC sans grande conviction, et il y a une candidate, qui une fois élue, s’attachera à défendre et à protéger la profession et ses animateurs. Alors pourquoi continuer de douter ?

La démagogie, la calomnie et les pratiques de corruption sont les armes des politiciens. La vérité est le credo des animateurs de la presse. Et c’est sur le terrain de la vérité que se situe Philomène Aboudou, depuis la validation de sa candidature par la commission électorale (CEA/HAAC). Car contrairement à tous ses adversaires qui ont entamé précocement la campagne sans tenir compte du calendrier officiel, Mme Aboudou est restée légaliste jusqu’au bout par respect aux décisions des institutions que nous avons érigées par nous-mêmes.

Depuis une dizaine de jours, elle a entamé une campagne civilisée allant au contact de journalistes juniors actifs et soucieux pour l’avenir de leur profession, donnant des coups de fil à des seniors soucieux du sauvegarder certains acquis de la liberté de presse, et répondant par mails aux interpellations de nombreux confrères qui s’inquiètent de la « politisation » actuelle de la HAAC. Tous convergent vers une et une seule doléance : mettre la HAAC au service des professionnels.

Et qui mieux que cette mère de famille entrée à l’ORTB au début des années 80, de par son parcours, son expérience et ses responsabilités actuelles est en mesure de comprendre les besoins légitimes d’aération des radios et télévisions privées plombées par le fisc et les redevances ou encore les besoins d’émancipation des radios rurales et communautaires confinées par un cahier de charges stalinien.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les témoignages concordent que Philomène Aboudou est restée fidèle au crédo du journalisme à savoir professionnalisme, neutralité et responsabilité. Journaliste, elle transcende les clivages, les courants et les générations. Ce sont ces socles qui ont bâti sa réputation et son dévouement et sur lesquels elle va s’investir aux côtés des huit autres membres venus d’horizons divers à défendre et à protéger la substance du journalisme, de la communication de masse et des technologies de l’information et de la communication.

lundi 11 mai 2009

Mouri OGOUNBIYI. « Première saison en Europe, Première Coupe »

Finale de la Coupe de France. Un à un, les Guingampais racontent leur sentiment le plus marquant.La finale de la Coupe de France 2009 reste un bonheur partagé.

Stéphane TRÉVISAN. « La frustration de la finale perdue en 1997 est effacée et bien effacée. Ce n'est que du bonheur et il a fallu attendre douze ans. A 1-0, j'ai revu 1997, mais il y a dans cette équipe une vraie force mentale pour renverser des situations difficiles. »

Guillaume GAUCLIN. « J'ai soulevé la Coupe en pensant très fort à mon père décédé en début d'année. »

Bakary KONÉ. « La solidarité du groupe est fantastique. Quand Rennes a ouvert le score, on s'est accroché et on n'a rien lâché. Tous unis comme des frères. »
Christian BASSILA. « Pendant l'échauffement, le public et le Kop rouge ont dessiné trois lettres géantes dans les tribunes, EAG avec des tifos. C'était grandiose. Inoubliable ! »

Jean-Christophe VERGEROLLE. « Je ne retiens pas une image mais plusieurs images : le Stade de France en fête aux couleurs de la Bretagne, cette formidable communion entre le public et les joueurs, l'explosion de joie au coup de sifflet final ou encore la remise du trophée. Tout était magique. Quel souvenir ! »

Felipe SAAD. « Pour cette finale historique, j'avais confectionné un drapeau, mi-Bretagne, mi-Brésil. Une fabrication maison. Je ne l'ai pas quitté de la soirée. »

Yves DEROFF. « C'est une grande fierté pour un joueur de gagner trois Coupes de France et une Coupe de la Ligue. Dans l'état d'esprit, cette victoire me rappelle la première coupe remportée avec le FC Nantes. Sur le plan émotionnel, ce fut aussi fort qu'en 1999 ».

Fabrice COLLEAU. « Christian Bassila est un homme exceptionnel. Je suis très fier qu'il soit le capitaine de Guingamp et il m'a fait un énorme cadeau. Il m'a demandé de soulever la coupe avec lui. Je ne le remercierai jamais assez pour ça. Il me l'avait annoncé à Toulouse et il a tenu sa promesse. C'est le patron du groupe, c'est le guide. Cette saison restera gravée à jamais. »

Badara SÈNE. « Lorsqu'avec Richard Soumah, j'ai porté la Coupe devant les supporters, c'est un rêve qui s'est réalisé. On a vu combien les supporters étaient heureux, combien on leur faisait plaisir. Je n'ai pas pleuré, mais cela m'a touché. Je connaissais le Stade de France, mais là c'était incroyable. »

Wilson ORUMA. « Le plus beau, le plus fantastique c'est de voir une petite ville comme Guingamp gagner une Coupe et entrer dans l'histoire. Personne ne croyait forcément en nous, mais nous avons cru en nous. ».

Lionel MATHIS. « Le truc c'est d'avoir gagné la Coupe avec une équipe de L2 alors que cela fait 50 ans que personne n'y était parvenu. C'est là l'exploit. L'ambiance et les couleurs m'ont impressionné. J'ai d'autant plus apprécié que ma famille était là parce qu'elle habite tout près du Stade de France. »

François BELLUGOU. « Ce qui m'a le plus touché est de pouvoir porter la Coupe vers ma famille et de voir mon père très ému en me voyant arriver. Vraiment, cela m'a touché et j'ai aussi pensé à tous les gens qui nous ont encouragés. »

Mouri OGOUNBIYI. « Beaucoup de grands joueurs comme Zinedine Zidane, Thierry Henry, Ronaldinho ont foulé la pelouse du Stade de France et ont marqué son histoire. Pour ma première saison en Europe, je suis très content de gagner une Coupe. »

Yohann RIVIÈRE. « Je retiens surtout l'entrée sur le terrain, il y avait énormément de bruit. La présentation des équipes où l'on était applaudi par les Guingampais et sifflé par les Rennais était également un beau moment, tout comme la Marseillaise, reprise en coeur par tout le public. »

Richard SOUMAH. « Je veux tout garder de cette soirée sans mettre en avant un moment ou un autre de cette journée inoubliable. »

Cédric LIABEUF. « Mon souvenir de la finale reste ce bonheur partagé. On a vécu quelque chose de grandiose ensemble, des moments privilégiés. La fin de saison approche mais on n'a pas envie de se séparer. »

GILSON SILVA. « Le moment le plus fort a été l'entrée sur le terrain. L'émotion était à son comble, surtout quand j'ai entendu les hymnes. Ce sont des choses qui me resteront. »

EDUARDO. « Je retiens avant tout la fête d'après-match. Avec les autres joueurs, on s'est regardé les yeux dans les yeux. Ce trophée, il est pour nous tous ! »

mardi 5 mai 2009

Eto'o, le chant du départ

Cette saison, Samuel Eto'o, l'attaquant du FC Barcelone, semble, à l'image de son équipe, inarrêtable. L'international camerounais file ainsi tranquillement vers un sacre en Liga, au détriment du Real Madrid, et est toujours en course pour succéder à Manchester United au palmarès de la Ligue des Champions. Pourtant, ces dernières semaines, l'ancienne vedette de Majorque a laissé entendre, par son comportement, qu'un vent de changement pourrait bien souffler cet été sur la carrière du triple Ballon d'Or africain.

En 42 matches disputés, Liga et Ligue des Champions confondues, Samuel Eto'o a inscrit la bagatelle de 32 réalisations. Un total déjà énorme qui devrait encore être grossi de quelques unités d'ici la fin de saison puisque le FC Barcelone doit encore disputer quatre matches de championnat, une finale de Coupe du Roi et une demi-finale retour de Ligue des Champions, peut-être suivie d'une finale...

Autrement dit, 2009 pourrait être le symbole de toutes les réussites pour les Catalans et leur icone depuis maintenant cinq saisons. Pourtant, paradoxalement, le chant du départ n'a jamais semblé été aussi retentissant pour le Lion Indomptable... Si, officiellement, aucune véritable information n'a encore filtré à ce sujet, plusieurs éléments permettent de penser que le natif de Nkon se prépare à faire ses valises. Pire, les Blaugranas ne souhaiteraient pas le retenir envers et contre tous...

Mais tout s'explique. En fin de contrat au 30 juin 2010, Eto'o aurait dernièrement refusé une prolongation de bail portant jusqu'en 2014 avec les Barcelonais, et souhaiterait relever un nouveau défi. De fait, les leaders de Liga pourraient devoir se résoudre à laisser filer leur perle gratuitement d'ici 13 mois... Une idée à laquelle ne peut se résoudre un club comme le Barça, qui devra donc faire toute ce qui est en son pouvoir pour récupérer quelques millions d'euros sur l'ancien de Leganes.

Entre Eto'o et sa direction, on joue donc au chat et à la souris... L'été dernier, le numéro 9 avait été placé sur la liste noire de Josep Guardiola, alors intronisé en lieu et place de Frank Rijkaard, au côté de Ronaldinho ou Deco, mais avait finalement été conservé au regard de son comportement exemplaire lors de la préparation d'avant-saison. Après avoir pris sa revanche sur le sort et son entraîneur, Samuel Eto'o s'en irait donc comme un prince...

Et les propositions ne manqueront pas d'affluer. Pour étayer la thèse d'un départ, le principal intéressé est en pourparlers, depuis plusieurs semaines, avec un agent français qui prendrait la suite du Grupo Santos Idub, pour gérer les droits à l'image du joueur et ses affaires contractuelles. Implanté de l'autre côté des Pyrénées depuis plusieurs années déjà, l'agent en question nous a confirmé qu'une réunion s'était tenue, ce lundi 4 mai, avec le frère du Blaugrana et son avocat, Maître Mesalles, et qu'un "projet de travail en collégial va très certainement être mis en place".

Son nouveau représentant aurait alors la charge de trouver une nouvelle destination et un challenge de poids à relever, en Angleterre ou en Espagne. Après douze ans passés au pays de Cervantes, le médaillé d'or aux Jeux Olympique de Sydney en 2000 aspire à un nouveau défi parfaitement compréhensible. Reste à savoir ce que décidera Samuel Eto'o... Pour le moment, seul l'intérêt avéré de Manchester City a filtré. Les pensionnaires du City of Manchester Stadium aimeraient faire du Camerounais le fer de lance d'une campagne de recrutement de stars sans précédent. Avec seulement quelques mois de contrat à honorer, le Lion serait accessible pour une somme avoisinant quelques 15 millions d'euros. Presque incroyable pour un joueur d'un tel talent.

Mais, comme avec le Milanais Kaka l'hiver dernier, les Citizens ont rapidement tenu à démentir cette information révélée par le très sérieux quotidien britannique, The Times. Toutefois, personne n'est dupe... Mais comment imaginer le triple Ballon d'or africain (2003, 2004 et 2005) dans une équipe qui ne participera pas à la Ligue des Champions la saison prochaine ?

Tiré de www.football.fr

HAAC : Qui est le meilleur choix

Les FCBE comme les G et F financeraient à coups de millions des candidats suite à la bourde de la CEA/ HAAC qui a à tort encouragé cela par sa malheureuse décision de fixer à 2.000.000 FCFA le plafond de la campagne..

Demander à un candidat qui gagne au plus 200.000 FCFA par mois (après 10 ans de service) de ne pas dépasser dix fois plus en deux semaines de campagne, c'est déjà une porte ouverte au financement extérieur là où ce sont ses soutiens au sein de la profession qui devraient cotiser pour sa campagne. Tout le monde sait que les journalistes adhèrent aux mouvements associatifs mais ne cotisent jamais. Le cas de l'UPSB que je connais bien est un exemple.

Pour moi, cette élection n'avait pas besoin d'une campagne comme le font les politiques. On se connaît tous dans la profession ne serait-ce que par les signatures au bas des articles, la voix à la radio ou la tronche à la télévision.

Pour autant, l'irruption des financements politiques dans notre campagne se comprend aisément, du fait que des membres de cette HAAC (à priori neutre dans le jeu politique), ont, tout au long de leur mandat, préféré afficher leurs couleurs politiques compromettant dangereusement la neutralité de l'institution et trichant impudiquement avec leurs mandants (de courants politiques diverses ou même parfois apolitiques).

Ne soyons donc pas étonnés de voir le débat voler très bas dans un milieu à priori d'intellectuels et de cadres. Ne soyons pas surpris des accusations sans preuves et des mises au point en détresse.

Si nous voulons redorer la HAAC, l'extraire de la politisation abjecte, si nous voulons d'une HAAC neutre, prête à jouer son rôle constitutionnel de défense de la liberté de la presse, évitons de voter pour des candidats qui seront demain des marionnettes des forces politiques toutes tendances confondues.

Ensemble votons Philomène ABOUDOU (philoreine@yahoo.fr), professionnelle neutre, qui transcende les courants et les générations et qui mesure bien de par ses responsabilités actuelles, la grandeur de la tâche, la nécessité de protéger les journalistes et de mettre fin à la précarité des animateurs de la profession.

jeudi 30 avril 2009

Pourquoi le racisme se révèle dans nos stades ?

Depuis quelques temps on assiste à une recrudescence du racisme dans les enceintes sportives au lieu de le voir disparaitre.Petit tour d’horizon sur ce sujet épineux. Pourquoi cette montée en puissance ? Pourquoi ce la est-il (encore) toléré ? Pourquoi ne pas combattre le problème à la source ? Beaucoup de questions dont les réponses restent floues.

On parle souvent d’un stade de foot comme étant le reflet de notre société. En effet il accueille chaque semaine des dizaines de milliers de personnes issues de tout bord, de toutes nationalités, de toutes obédience bref un melting-pot génial réuni et acquis pour la même cause : supporter son équipe. Mais à l’image de notre chère société de con-sommation, il se dégage toujours des brebis galeuses qui gangrènent le reste du troupeau. C’est l’exception qui confirme la règle, il y a toujours des cons.
Mais dans un stade (ou même dans le contexte extra-sportif) aucune exception ne doit être tolérée concernant de tels agissements. Mais avant de se plonger plus concrètement dans le triste bilan du racisme dans les stades, mention spéciale aux pontes de l’UEFA, qui entre 2 cuillères a soupe de caviar, pensent qu’avec une déclaration dans la presse et une amende digne d’un PV pour stationnement sur place handicapé ils vont arriver à bout d’un tel phénomène. Bravo pour votre incompétence, sur ce, plongeon dans un univers plus répandu qu’on le croit.
Racisme, non connais pas
Ce qui me rend triste lorsque j’écris cet article c’est le nombre d’exemple d’actes racistes qui m’est venu immédiatement à l’esprit d’un seul coup sans vraiment pousser la réflexion et je me suis rendu compte qu’il y a encore pas mal de boulot à faire dans la lutte anti-racisme.

Récemment, l’affaire Balotelli et Ibrahimovic contre la Juventus. Le premier a eu droit au refrain habituel sur sa couleur de peau tandis que le second s’est vu reproché son origine Bosniaque…affligeant. On a eu droit aux excuses du président de la vieille dame, a des déclarations chocs de Ranieri et bien sur des 2 principaux intéressés mais aucune sanction ni actions concrètes, “on remet ça” alors comme disaient à l’époque les 2 “blacks” Wiltord et Anelka à la TV.

Petit rappel non exhaustif des récentes affaires de racisme auxquelles on a eu le droit, sans qu’apparemment cela effraie qui que ce soit au plus haut niveau des instances footballistiques, tant que le buffet est bien garni et que ‘conchita’ fait le ménage pourquoi se déranger ?

L’affaire Ouaddou qui a eu le mérite d’aller jusqu’au bout (condamnation de la personne coupable d’injures racistes)
L’affaire Milan Baros qui a eu un geste malheureux et déplacé envers un Rennais
L’affaire Mensah qui a été classé cette semaine, motif pas assez de preuves (c’est pas comme si maintenant dans tous les stades il y a 3 stadiers pour 1 supporter et des cameras partout, non non on entend rien et on voit rien)
Le cas Lazio de Rome et son homme vedette Di Canio avec un florilège de banderole et de cris racistes et le fameux signe nazi en guise de célébration de but
Le cas de la mort d’un supporter juif à paris à la sortie du Parc Des Princes lors d’un match UEFA
L’affaire de la célèbre banderole anti-chti
Le cas du public de l’Atletico de Madrid coutumier des cris de singes (apparemment ça ne dérange pas Sinama-Pongole qui les a défendu devant l’UEFA)
L’affaire Eto’o excédé qu’il soit conspué de cris de singes sur certains terrains espagnols menaçant de quitter le terrain
L’affaire du Zénith St P. avec l’OM où les supporters russes étaient cagoulés avec l’habit typique du KKK (lors d’un match européen, après une très longue enquête ils écoperont de 30 000€ d’amende…pour la rigolade puis ils gagneront la coupe UEFA)
Le cas des banderoles racistes qu’on ne cache plus et montrées au nez et à la barbe des instances
..et j’en passe et des meilleurs. A noter que ce sont des exemples très ciblés sans vouloir faire de généralisation, révoltant.
Pas vu, pas entendu, pas pris
Nul besoin de vous dire que cela fait beaucoup, voire trop. Quand vous entendez certains dire qu’il n’y a pas de problèmes et que tout est rose et merveilleux dans les stades, que les gens viennent en famille et les hymnes nationaux ne sont pas sifflés (ah non ce sont les portes du stade qui grincent[sic]) c’est terrifiant. Alors pourquoi ne pas mettre en place une tolérance zéro ? Simplement parce que cela coute de l’argent, beaucoup d’argent !

Le PSG prendrait-il le risque de se mettre à dos tout une tribune ou est-ce qu’on pourrait donner plus de pouvoirs aux arbitres (qui seraient capable d’arrêter une rencontre ou de la suspendre temporairement sur simple suspicion d’acte raciste). Parce que mettre un carton jaune à Ouaddou alors qu’il est victime de cris racistes fournis pendant 45min c’est limite.

L’argent est le nerf de la guerre et un supporter raciste est un supporter quand même, un con-sommateur comme un autre. Ajoutez à cela une certaine politisation de certaines tribunes (mouvements extrémistes) et vous avez tous les ingrédients pour que ça dégénère, en toute impunité. Attention à ne pas faire l’amalgame je parle ici de minorités, cependant celles-ci sont de plus en plus visible.

Une sorte de semi-tolérance s’est instauré, un arrangement à l’amiable qui consisterait à dire : ne soyez pas trop démonstratif et achetez nos maillots, et vous pourrez rentrer dans nos enceintes et venir voir les matchs. Cela fait des décennies que le racisme est connu surtout en Espagne et en Italie, les multiples campagnes de lutte contre ce fléau n’ont pas eu les résultats espérés si on prend un peu de recul. Voir Henry, Eto’o et toute la clique agitez des pancartes pendant 30sec à la TV ou voir des minots 5 min avant le début d’un match brandir une banderole “NO RACISM” c’est dérisoire.
Un bilan noir, loin d’être rose
Je crois que si rien n’est fait, s’il n’y pas de prise de position stricte et de mesures spectaculaires on continuera à baigner dans une sorte de complaisance visant à minimiser ces actes qui se multiplient. Ce sport souvent associé au terme “universel” ne revêt pas cette signification dans certains cas, et ce que je trouve regrettable c’est que c’est toujours dans les mêmes endroits avec les mêmes personnes…

Mais comme partout tant qu’on atteint pas la limite on ne bougera pas. La Juve ne seras pas sanctionnée (encore et encore), le PSG sera juste exclu de la Coupe de la Ligue (une punition ?), Di Canio n’a jamais été inquiété (ou très peu), on aime dire que le Parc des Princes est un exemple de diversité, les joueurs de couleur sont toujours sifflés en Espagne.. alors pourquoi s’inquiéter?

L’actu
En marge de cet article je viens d’apprendre que le stade de la Juventus (Delle Alpi) a été suspendu pour un match à huit clos ferme. Mais c’était sans compter sur les dirigeants turinois (ont-ils vraiment une conscience) qui interjettent un appel à cette décision, soit-disant parce que celle-ci n’etait pas “motivée”. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…comme quoi on frise le ridicule quand on s’acharne à nier l’évidence, il y a un vrai problème de racisme dans les stades et dans la façon d’eradiquer ce fléau. Déjà le reconnaitre et le combattre efficacement (interdiction de stade?) lancerait un veritable élan dans la lutte anti-raciste dans le sport, et surtout dans notre bien-aimé football.

Tiré de http://www.pkfoot.com/

lundi 20 avril 2009

Hiddink redonne à Chelsea le goût de la victoire

Qualifié pour la demi-finale de la Ligue des champions face à Barcelone, finaliste de la Coupe d'Angleterre après sa victoire, samedi 18 avril, sur Arsenal (2-1), troisième du championnat d'Angleterre à quatre points seulement de Manchester United, en tête du classement des butteurs grâce à Nicolas Anelka : Chelsea est à l'affiche partout ! Depuis son arrivée en février à la tête des "Blues", le manager néerlandais Guus Hiddink a réalisé un sans faute.

Autant son prédécesseur à Stamford Bridge, le Brésilien Luiz Felipe Scolari, jouait de son charme, autant ce fils d'instituteur compte sur son punch. Bon enfant dans le privé, ce spadassin d'apparence maussade ne retient guère ses coups. C'est James Cagney, le sourire en moins.

Surtout, pour s'imposer dans la jungle torride de la Premier League, Hiddink dispose d'un atout clé : la totale confiance du propriétaire, Roman Abramovitch. L'oligarque russe avait fait appel au sabreur pour diriger la sélection de son pays, demi-finaliste et révélation de l'Euro 2008. Sa fidélité à l'homme d'affaires relève d'un contrat spécial qui n'interdit pas les foucades de ce faux calme qui renverrait bien à Corneille, "laissons faire mon roi, ma vaillance et le temps". A l'inverse de son prédécesseur et à l'instar de tous les Néerlandais, Hiddink maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare.

Ce polyglotte a pratiqué aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en Turquie, en Espagne, en Corée du Sud, en Australie et en Russie. Il est à l'aise dans l'univers multinational du Chelsea FC qui compte une quinzaine de nationalités différentes. Celui qui a remporté la Coupe d'Europe des clubs champions en 1988 avec le PSV Eindhoven a aussi une culture "club", indispensable pour s'imposer dans le foot anglais.

La tactique du "football total" à la hollandaise chère à son mentor, le légendaire Rinus Michels, est le premier secret de son succès outre-Manche. Hiddink a su insuffler aux "Blues" un mélange de fluidité et de détermination. Avec des défenseurs poussés vers l'avant et des attaquants omniprésents en défense, le mouvement permanent brouille les cartes du jeu au profit de l'expression collective.

Surtout, Hiddink a rendu confiance aux joueurs marginalisés par Scolari et son parti pris latin. A commencer par l'attaquant ivoirien Didier Drogba et le Français Florent Malouda. "D'homme à homme, j'ai dit à Didier : "Tu as joué dans les grandes compétitions, moi j'ai aussi de l'expérience." Le respect, le dialogue, l'encouragement à se dépasser m'ont permis de tirer le meilleur de chacun", dit Hiddink à propos du retour au premier plan des deux ex-complices de Guingamp. Le manager a également transfiguré le milieu de terrain monopolisé par un Frank Lampard au sommet de sa forme.
L'absence de "chouchous" s'est accompagnée d'un renforcement de la discipline. La mise au vert du vendredi soir a été supprimée. De lourdes amendes punissent les retardataires aux séances d'entraînement prolongées et plus ardues. Cet homme chaleureux n'a pas d'amis parmi les joueurs et le staff. Son truc à lui, c'est d'être le patron, "dur, absolument dur". Force et souffle de taureau, il n'aime pas qu'on traîne derrière lui.

Son compatriote, le joueur d'Arsenal Robin Van Persie, affirme que tout ce que touche le magicien de Chelsea se transforme en or massif. Dès lors, comment expliquer l'anxiété des supporteurs ? Les faiblesses de la défense et la méforme du gardien de but, Petr Cech, sont certes deux sujets d'inquiétude.

Mais surtout, Hiddink s'est engagé à quitter le club à la fin de la saison pour se concentrer sur la préparation de l'équipe de Russie en vue du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Roman Abramovitch l'aurait promis au premier ministre Vladimir Poutine, avec lequel il a toujours entretenu de bonnes relations. Carlo Ancelotti, le manager du Milan AC, serait favori pour remplacer Guus le Magnifique.


Tiré de www.lemonde.fr

BALOTELLI: "VOICI MON HISTOIRE"

LES ORIGINES

"Mon père est Franco, ma mère est Silvia: je le sais, ils le savent, tout le monde le sait. Mais pour l'Italie, pays dans lequel je suis né et dans lequel je vis, ce n'est pas ainsi. Je m'appelle Balotelli comme mes parents, mais sur ma carte d'identité, ce n'est pas ce nom qui est écrit"

"Je n'ai jamais eu de bons rapports avec mes parents biologiques. Elle, Rose, ne voulait pas me garder. Je suis né avec une malformation intestinale, le mégacolon. De plus, j'étais très actif, peut-être trop: mais qui ne l'est pas à deux ans? Il ne m'ont pas gardé..."

Maintenant, je les vois deux ou trois fois par an, mais c'est seulement parce que je veux revoir mes frères et soeurs: deux soeurs et un frère. Pour eux, oui, j'ai de l'affection. Je dis toujours que j'avais six frères et soeurs: ceux-là et Corrado, Giovanni et Cristina, les enfants de Franco et Silvia".

Quand je rencontre mes parents biologiques, c'est comme quand je rencontre des étrangers: je me comporte de manière éduquée - Comment allez-vous? Comment ça va? - même si ils n'en ont pas fait tant lorsque j'étais petit. Ensuite, je sors avec mes frères et soeurs. Quand je rentre dans leur maison, je dis Ciao Thomas, Ciao Rose. Ensuite, quand je retourne à la maison des Balotelli, je dis: Ciao Papa, Ciao Mamma".
"Leur pardonner? Non. Si j'étais encore chez eux, je serais peut-être dans un village en Afrique, ou peut-être que je serais mort..."

"Lorsque j'étais encore chez mes parents biologiques, j'ai passé plus de temps à l'hôpital qu'à la maison et j'ai presque guéri tout de suite, juste avec une opération. On dit que l'abandon est une blessure qui ne se referme jamais: je dis simplement qu'en enfant abandonné n'oublie jamais".

"Oui, ils m'ont demandé de revenir chez eux. Mais je n'y pense vraiment pas. L'ont-ils fait car je suis maintenant célèbre? Bonne question. Oui, je pense que oui. Je pense que si je n'étais pas devenu Mario Balotelli, ils s'en ficheraient".
"La loi prévoit que, en étant encore mineur, un jeune homme puisse encore choisir avec qui il veut vivre: je l'ai fait, mais jusqu'à maintenant, ça n'a encore servi à rien".

Le jour où cette histoire finira, plus qu'une fête, ce sera la fin d'une bataille à laquelle mes parents ont pris part depuis des années".

CASA BALOTELLI

Le premier souvenir que j'ai de ma nouvelle maison, c'est le couloir: beau et long. J'allais à une de ses extrémités et, avec un ballon de toile, je tirais fort vers l'autre bout. Le problème, c'était les vases que maman mettait sur les meubles: j'en ai tellement cassé! Ensuite les meubles: je les ai pratiquement tous escaladés".

"Nous avons une grande maison, avec un jardin. Depuis tout petit, quand mes parents me faisaient un cadeau, ils le cachaient et me mettaient à l'épreuve: je devais le trouver. J'ai cherché partout mon premier vélo: il était derrière les rideaux de ma chambre".

MAMAN

"La première chose qui me vient à l'esprit à son sujet, ce sont ses engueulades! Mais elle avait raison, parce j'en sortait une par jour! Chaque fois, je lui disais: maman, excuse, je te promets que c'est la dernière. La plus grosse? Une fois, à l'école primaire, nous jouions à se faire trébucher. Les autres se faisaient tomber pendant qu'ils marchaient, seulement moi, je l'ai fais à quelqu'un qui courrait: il s'est cassé deux dents".

"Mais qu'est-ce qu'elle m'en a donné des punitions. Une fois, elle m'avait privé de foot. Par chance, mon sac était déjà fait: je l'ai pris, je suis sorti discrètement et je suis allé à pied à l'entraînement depuis Concesia jusqu'à Mompiano près de Brescia: 50 minutes de route à pied. Maman a appelé mon entraîneur afin qu'il la tranquillise lorsque je serais arrivé. Il m'a engueulé: je lui ai tout raconté. Ensuite, je suis rentré à la maison tête baissée".

PAPA

"Papa est beaucoup plus patient. Maman est celle qui élevait la voix et qui punissait. Papa, lui, parle avec maman et c'est tout. Voilà comment c'était à la maison. Il allait la voir et lui disait: comment est-ce possible qu'il continue à en faire autant? Elle venait vers moi et me grondait".

"Je sais que la première image qu'a papa de moi est liée à notre première rencontre: je lui ai tendu la main et j'ai dis "Amigo".

"Je me souviens bien de nos interminables matchs de foot au parc. A la maison, il disait à maman: tu sais qu'il n'est vraiment pas mauvais? et elle disait: laisse tomber, faisons lui faire d'autres sports. J'ai donc fait du karaté, du judo, du basket, de l'athlétisme et de la natation. Si je n'étais pas devenu joueur de foot, j'aurais bien aimé tenter ma chance dans l'athlétisme ou les arts martiaux".

"Papa m'a accompagné en voiture partout où je suis allé: à l'école, au foot, aux scouts, j'en ai fait parti de mes 8 ans à mes 12 ans. Le samedi, j'avais deux choses à faire: le match et la "tana del lupetto", la rencontre des scouts. Papa venait me chercher, il me changeait dans la voiture et m'amenait ensuite aux scouts, qui pendant ce temps s'étaient retrouvés dans des petites régions perdues dans les montagnes. Je restais dormir là-bas et ils me ramenaient à la maison le dimanche. C'est une expérience qui m'a beaucoup appris".

"Mes premières vacances? A Chiavari, chez les grands-parents. Nous y sommes ensuite retourné chaque été. J'aimais beaucoup".

AU LIT!

"Jusqu'à mes six ans, maman s'allongeait avec moi pour m'endormir. Elle me prenait la main et, dans le noir, elle me racontait de très belles histoires. Des fois, c'était moi qui racontait mes secrets et mes peurs. Elle se levait lorsque je m'endormais et si je me réveillais, elle revenait".

LA RELIGION

"Maman dit qu'à chaque chose que je fais, il y a quelqu'un là haut qui me regarde et qui me tient la main. Je ne sais pas si c'est vrai. Je n'arrive pas à croire que tout se finisse avec la mort, mais ça fait cinq mois que je ne vais pas à la messe. Par contre le soir, dans mon lit, je pense: aujourd'hui c'est bien allé, je suis content. Et je murmure un merci. Selon toi, est-ce que ça signifie prier?"

SANTA LUCIA

"A Brescia la tradition est de fêter Santa Lucia. Pour les enfants c'est comme le Père Noël, mais elle donne beaucoup plus de cadeaux. Les responsables religieux de la région mettent une dame sur un petit char tiré par des ânes, mais tu ne peux pas la regarder: selon la légende, si tu le fais Lucia te brûle les yeux. Chaque fois, Maman s'amusait à me dire: Santa Lucia arrive! Santa Lucia arrive! et moi je pleurais car je ne voulais pas devenir aveugle. Elle souriait, elle me prenait dans ses bras et là je pensais: ça c'est une Maman".

LA COULEUR DE LA PEAU

"Au départ, c'était un problème. Enfant, deux choses me tenaient à coeur comme à tous ceux de mon âge: être au centre de l'attention et les filles. Mais pour elles, c'était comme si j'étais transparent. Je ne suis pas Clooney, mais je suis mieux que beaucoup d'autres, c'est pour cela que je ne comprenais pas. Mes amis me disaient: Regardes, elles n'aiment pas les noirs. C'était une des fois où j'étais le plus triste. Une autre fois, c'était aux cours de religion. Deux jeunes se foutaient de moi en disant que les noirs ne pouvaient pas fréquenter les cours de religion. Je pensais que c'était pour rire, mais maman leur a parlé, ils arrêtèrent."

"Je ne me suis jamais battu pour ma couleur de peau. Maintenant l'attitude que les gens ont envers moi a changée, mais pas pour tout le monde. Si je fais une connerie, mes vrais amis me disent: Mario, tu t'es trompé. Si je marque mais que je joue mal, ils me disent: "Mario, tu as marqué mais tu étais dégueulasse à regarder. Je m'en fous de ceux qui m'applaudissent dans la rue même quand je fais de mauvaises choses".

LE RACISME ET ABBA

"Il y en a en Italie et il y en a dans le foot. Moi par contre je n'ai été insulté que par les tifosi de la Fiorentina (ce qui a bien changé depuis...). De la part d'un collègue, jamais. J'ai vu ce qui est arrivé à Abba, le jeune qu'ils ont tué à coups de pieds à la gare Centrale de Milan. Oui, il a été stupide en volant le kiosque, mais les propriétaires ont eu une réaction exagérée. Si ça avait été un blanc, ils ne l'auraient pas tué. Je me définis comme un Noir-Italien, fier de ma peau. Si je croise un noir que je ne connais pas, je le salue instinctivement, si c'est un blanc je ne le fais pas".

LE CARACTERE

"Je suis très possessif et je réagis aux provocations. Si quelqu'un me pousse sur le terrain, je lui marche sur le pied. Mais je suis aussi capable de m'excuser. Je sais pas si, ni combien ça a à voir avec mon abandon. Ca dépend aussi de mon caractère qui est stupide (il rit): la vérité est que je passe pour un guignol seulement parce que je suis instinctif".

L'ECOLE

"J'aimais bien les maths, mais j'étais pas mauvais dans les autres matières. Maman tient beaucoup à ce que je me diplôme, même si je suis maintenant dans un lycée technique privé. ça a souvent été difficile avec les profs, ils avaient quelquechose contre moi. Si c'était le bordel, c'était Mario, si quelqu'un pleure, Mario".

L'AMOUR

"Si je suis amoureux, à qui je le dis en premier? A Corrado et Giovanni: il y a plus de complicité d'homme à homme sur certains sujets. Ils me recommandent mais savent aussi déconner. Je le dirais aussi à Papa, si je n'étais pas sûr qu'il le dirait à Maman, donc ce sont les derniers avec Cristina, parce qu'elle aussi, comme Maman, elle parle beaucoup et est toujours là à m'expliquer les choses (il rit). Par contre si je suis énervé, triste ou déçu, Maman est la première avec qui je parle. Contre le Torino, j'avais mal joué: je l'ai appelé à peine entré dans le car".

LE BRESIL ET LE WWF

"J'ai été au Brésil à Noël. J'y suis allé avec Giovanni et une organisation à but non lucratif pour l'utilité sociale, "Meu Brasil", qui soutient les enfants des favelas (bidons-ville brésiliens) et que je soutiens aussi aujourd'hui, avec ma ligne de vêtement. Je les ai rencontré: ils sont très pauvres mais ils sourient toujours. Ici il y a des gens qui ont des milliards et qui ne sourient jamais. Par contre, même celui qui n'a pas à manger a la TV et le téléphone portable".

"L'année prochaine je passerai aussi mes vacances avec le WWF: je vois des endroits fantastiques et j'aime aussi changer de lieu de vacances. Peut-être que j'irai aussi à Milano Marittima, mais juste pour deux jours".

MOI ET L'INTER

"Tout le monde me dit de garder les pieds sur terre, autant à la maison que dans l'équipe. Je les garde sur terre, mais j'ai de grands objectifs: le Mondial, le Ballon d'Or... Peut-être que je n'y arriverai pas, mais me donner de tels objectifs m'aide à ne pas prendre le melon et à ne jamais me reposer sur mes lauriers. Mon rôle? Afin de jouer je joue sur les côtés, comme aujourd'hui. Mais je reste un attaquant. Je ne me plains pas: je le ferais si la situation est toujours la même dans dix ans".

MOI ET LE FUTUR

"Mes parents m'ont raconté mon histoire quand j'avais 12-13 ans. Avant je savais comment et pourquoi j'étais arrivé chez eux, mais pas encore aussi bien. J'ai posé mille questions, chaque jour. Je voulais être rassuré sur le fait que Maman et Papa m'avaient vraiment voulu et qu'ils me garderaient pour toujours. Non, pas par peur qu'ils m'abandonnent eux aussi, seulement parce que ça me plaisait lorsqu'on me le disait. Aujourd'hui j'ai arrêté. Les seules questions que je pose concernent l'adoption: je veux savoir quand l'état reconnaitra enfin le lien que nous unit, je suis leur fils".

"J'espère que mon vécu servira à tous les enfants qui sont dans la même situation que moi il y a quelques années: un refusé et ensuite un accueilli, une personne qui devient quelqu'un grâce à une famille. Pas "quelqu'un" dans le sens de "quelqu'un de connu", mais un individu avec son identité sociale et affective".


Tiré de www.internazionale.fr